Ce que 8 ans de gestion holistique de la SP m'ont appris 💡
- Lili Marchand

- 3 juil.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 4 jours
"C’est pas un sprint, c’est un marathon."
Je me répète cette phrase depuis le début. Après 8 ans à gérer ma sclérose en plaques de façon holistique, je peux dire une chose sans hésiter : cette mentalité-là était la bonne.
Parce que personne ne vit dans mon corps à ma place. Personne ne sent mes symptômes. Personne ne connaît mes limites, mes signaux, mes réactions aussi bien que moi. Le travail, c’est moi qui le fais. Et avec le temps, les résultats parlent d’eux-mêmes.
Après 8 ans de gestion holistique de la SP, voici ce qui fonctionne pour moi : un suivi régulier en ostéopathie, une alimentation adaptée à mon corps, le cannabis médical avec les bons terpènes, et des suppléments intégrés progressivement, un à la fois. Ce n’est pas un produit miracle. C’est la constance. C’est la patience. C’est l’écoute.

“Je ne t’ai jamais vue aussi bien”
En octobre dernier, mon ostéopathe — qui me suit depuis environ 8 ans — m’a regardée marcher et m’a dit : “Je ne t’ai jamais vue aussi bien.”
Après 8 ans.
Cette phrase a beaucoup compté pour moi. Pas parce qu’elle confirme une perfection imaginaire, mais parce qu’elle montre que je maintiens. Que je ne dépéris pas. Que tout ce que je mets en place travaille ensemble.
Il m’a aussi dit que j’étais sa cliente SP la plus consciente et la plus motivée. Bon, je suis KO pendant deux jours après mes traitements, mais je l’aime pareil.
Un protocole qui évolue
Le plus important, c’est peut-être ça : mon approche n’est pas figée. Elle évolue avec moi. Parce que mon corps change, mes besoins changent, et mes choix doivent suivre.
J’ai commencé avec le protocole Wahls, avec ses neuf tasses de légumes par jour et toute la discipline que ça demande. Pendant un temps, ça m’a aidée. Mais au fil des années, j’ai compris que mon corps et les légumes ne faisaient pas toujours bon ménage. Ballonnements constants, inconfort, stress inutile.
Alors j’ai ajusté. Aujourd’hui, je suis plus près d’une approche carnivore, et ça me convient mieux. Moins de ballonnements, moins de stress, moins de symptômes. Pour moi, c’est aussi simple que ça.
Le cannabis médical comme allié
J’ai mon permis médical depuis 6 ans, et je cultive mes propres plants chaque été pour être autonome sur une bonne partie de l’année.
Été 2025, les trains étaient:: Super Boof, Cherry Garcia et Freeland. Je cherche surtout les terpènes qui m’aident avec les douleurs et les raideurs : myrcène, bêta-caryophyllène, linalol et humulène.
Le CBD seul ne me fait pas grand-chose. J’ai besoin du THC, et surtout du bon ensemble de composés pour ressentir une vraie différence. C’est l’effet d’entourage qui compte pour moi. Je vaporise avec mon PAX, et c’est devenu une partie importante de ma routine.
Ajouter moins, observer plus
Avec les suppléments, j’ai adopté une règle simple : un à la fois.
Je ne veux pas empiler dix choses en même temps. Je veux comprendre ce qui m’aide vraiment. En ce moment, je prends NeuroPrime, de la vitamine D3-K2, des hormones bio-identiques, et je viens d’ajouter le Lion’s Mane. Je prends le temps de trouver la bonne dose avant de bouger autre chose.
Une amie qui vit aussi avec la SP m’a parlé récemment du niacinamide avec des résultats impressionnants. Je garde ça en tête, mais je n’ai pas besoin de tout essayer tout de suite. J’observe. J’intègre. J’ajuste.
Parce que si tout change en même temps, impossible de savoir ce qui fonctionne vraiment.
Mes vrais indicateurs
J’ai aussi choisi de laisser certaines choses de côté. Les IRM, par exemple. Après 8 ans, j’ai pris la décision de ne plus en faire.
Pourquoi? Parce qu’à ce stade, ça ne change rien à mon approche quotidienne. Moi, je regarde ce qui compte vraiment :
est-ce que je marche mieux?
est-ce que je me lève plus facilement?
est-ce que mon corps tient le coup?
est-ce que je maintiens plutôt que de dépérir?
Pour moi, ce sont ces signaux-là qui parlent. Pas des images qui me stressent pour rien. Et quand on vit avec la SP, le stress n’aide pas.
Le vrai message
Ce que j’ai appris, c’est que beaucoup de gens veulent tout régler immédiatement après un diagnostic. Ils essaient dix choses en même temps, se découragent, puis abandonnent parce qu’ils cherchent une solution parfaite, rapide, spectaculaire.
Moi, j’ai choisi l’inverse.
J’ai avancé par étapes. J’ai perfectionné ma routine de cannabis sur plusieurs années. J’ai gardé le cap avec mon ostéo. J’ai ajusté mon alimentation au lieu de m’entêter. J’ai ajouté mes suppléments lentement, avec intention.
Je sais très bien que certaines parties de ma SP resteront plus difficiles. Mais mon objectif n’est pas de tout contrôler. Mon objectif, c’est de ne pas dépérir. Et jusqu’à maintenant, je maintiens.
Pour celles et ceux qui vivent ça
Je ne vais pas te dire quoi faire. Personne ne vit dans ton corps — pas même moi, avec 8 ans de recul.
Je partage simplement mon marathon, au cas où ça puisse t’inspirer pour le tien. Parce que parfois, ce n’est pas la vitesse qui change tout. C’est la constance.
Et toi, c’est quoi ton approche pour gérer ta SP?


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