Inapte, mais encore là — quand le cerveau est sur pause
- Lili Marchand

- il y a 10 minutes
- 2 min de lecture
Nous sommes maintenant début février 2026. Mes derniers articles datent de décembre 2025. J’ai comme pris une pause d’écrire… sans trop m’en rendre compte.
J’étais comme dans une autre dimension. Un genre de mode beuh. Aucune motivation. Juste scroller des reels sur les médias sociaux pour nourrir un cerveau clairement sur pause.
Ça m’a pris un certain temps avant de comprendre pourquoi je me sentais comme ça. Alors j’ai décidé de creuser un peu.
Entre-temps, j’ai obtenu mon attestation d’handicapée du gouvernement fédéral. Je suis maintenant dans le processus pour le Québec.Après 7 ans à me dire « je suis pas si pire, je pourrais faire tel travail ou tel autre », ça a été comme une confirmation officielle : oui, je suis vraiment handicapée.
Mais ce n’est pas tant le mot handicapée qui m’a frappée…C’est le mot déficience.
« Crédit d’impôt pour déficience grave et prolongée des fonctions mentales ou physiques »
Ouin. Celui-là m’a fait tilter solide.
Et non, je ne vivais pas dans le déni de la maladie. J’ai tout changé dans ma vie depuis mon diagnostic en 2017. Mais je n’ai jamais aimé être classifiée. Sauf que là… je n’ai plus vraiment le choix.
Je dois contribuer comme je peux.
Parce que depuis mon diagnostic, je ne “rapportais” pas beaucoup dans le compte conjoint. Cette aide-là va enlever un peu de stress financier à mon conjoint et à moi. Et ça, honnêtement, ça vaut beaucoup.

L’hiver, pour moi, c’est m’encabaner le plus possible dans la maison. Le froid me raidit les jambes. Je marche comme un robot. Si je ne bouge pas, je me mets à frissonner et mes jambes shakent comme c’est pas possible.
Avec le recul, je pense que ce combo température / noirceur / nuages m’a fait glisser tranquillement dans une petite dépression… sans le savoir, sans en parler, sans même le réaliser.
Et là, boom.Je suis déclarée inapte à travailler.
Moi…Qui a déjà travaillé 90 heures semaine quand j’avais ma station-service.
Moi…Qui gérais OnMagasine.ca 7 jours sur 7, minimum 12 heures par jour.
Aujourd’hui, juste faire une entrevue télé ou radio à distance, chez moi, me vide complètement.Il me faut ensuite 3 ou 4 jours pour m’en remettre.
Accepter… sans baisser les bras.
Je ne serai jamais capable de faire à 58 ans ce que je faisais à 30. Mais je suis encore capable de faire des choses.
Ce blog, justement, ne me met pas de stress de performance.Je peux le payer. C’est mon hobby. Et si en plus ça peut aider des gens, les faire réfléchir ou sourire un peu, je suis ben contente.
Alors je vais essayer d’avoir plus de fun.Parce que le fun, on dirait que depuis 2020… c’est rendu presque illégal.
Bref, j’espère ne pas vous avoir trop perdus dans mes histoires. J’espère que vous vous reconnaissez un peu. Et j’espère surtout qu’on va avoir du fun ensemble, ici.
Bon… pas à tous les jours là. Mais vous comprenez 😄






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