J’ai trouvé un moyen de réduire ma douleur… sans me ruiner.
- Lili Marchand

- 14 nov.
- 2 min de lecture
Depuis des années, le cannabis m’a aidée pour mes règles. Bon… ce n’était pas toujours la bonne sorte, on va se le dire.
Mais quand la SP est arrivée, je me suis mise à chercher vraiment ce qui pouvait m’aider. Au début, j’allais à un petit dispensaire dans ma ville. C’était parfait : je pouvais acheter de petites quantités, tester des strains différentes, voir ce qui calmait mes jambes ou mon cou. C’était le début de ma vraie “recherche terrain”.
Et puis, un jour, le gouvernement a décidé de fermer les dispensaires — juste avant l’ouverture officielle de la SQDC. Ils voulaient clairement que tout passe par leur réseau. Résultat : plus de petit dispensaire humain où je pouvais voir ce que j’achetais… et me voilà dehors, dans le froid, dans une longue file, pour des produits que je ne voyais même pas avant de payer. Emballés dans d’immenses boîtes, avec des mini buds sèches dans le fond. Pas exactement l’expérience idéale quand tu essaies juste de calmer ton corps.

C’est là que j’ai décidé d’être autonome : j’ai demandé mon permis pour faire pousser mes propres plantes. Au moins, je peux choisir mes variétés selon les terpènes, selon ce qui ME fait du bien. Dans ma réalité, c’est la meilleure option… et surtout : ça coûte pas un bras.
Parce qu’on va se dire les vraies affaires : si tu consommes 3,5 g ou 5 g par jour, les prix en magasin n’ont aucun sens. Le “pas cher” à 4,20 $ le gramme… ça monte vite. Les bonnes strains à 10 $ le gramme, on tombe à 35–50 $ par jour. Qui peut payer ça malade, sans assurance ? Pas moi.
Et je calcule ça avec les fleurs, parce que c’est ce qu’il y a de moins cher. Si on parle des huiles, les prix explosent littéralement. Pendant ce temps-là, les médicaments pour la SP peuvent coûter des milliers de dollars… et eux, ils sont remboursés. Le cannabis qui me permet de rester fonctionnelle, lui ? Zéro remboursement.
En cultivant, ça me revient à environ 150–200 $ pour toute une batch, plus les 125 $ pour renouveler le permis (et parler au doc cinq minutes au téléphone… la SP, c’est à vie, mais le permis, lui, non). Mais au moins, je suis autonome. Je peux tester : fleurs, crèmes, beurre, recettes maison… et je vous reparlerai de tout ça dans de prochains articles.
Au final, je cultive ma santé comme mes plantes : avec patience, avec instinct… et surtout, sans laisser personne décider à ma place de ce qui me fait du bien.
Je suis curieuse : est-ce que vous utilisez ça aussi ? Fleurs, edibles… ou votre propre mélange maison ?






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